Eh donc, ça m’a fait penser à moi et à ma propre vision.
À tout ce que j’ai toujours demandé.
Parce qu’au fond, dans ma vie, j’ai réussi à réaliser chacun de mes rêves.
Tous, sans exception.
Mais le plus grand.
Le plus profond.
Celui qui vibrait le plus fort… ça a toujours été ma relation parfaite.
Mon conte de fées.
Ma bonne personne.
Créer ma famille.
Et dire qu’avant d’y aller, j’ai hésité.
J’ai pesé le pour et le contre, refait trois fois le scénario dans ma tête, et finalement, j’ai suivi les foutus conseils de mes amis : — Allez profite, la série reprend !
Parce qu’il est temps que la vérité éclate.
On parle de ses méditations spirituelles, de ses histoires d’amour foireuses, de ses envolées mystiques… Mais derrière tout ça, il y a un vrai coupable.
Moi. Georges. Le maître absolu de sa vie. Le seul, l’unique, qu’elle le veuille ou non.
Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu une imagination débordante. Pas juste fertile. Débordante. Genre chutes du Niagara.
Petite, je voyais des trucs, j’entendais des voix (les bonnes, pas celles qui font qu’on t’enferme), et je vivais carrément dans des dimensions parallèles.
Un problème n’arrive jamais seul, mais parfois on a carrément l’impression que l’univers se met en mode comédie noire : circonstances, environnement, karma, tout vient en même temps pour t’appuyer sur les nerf
Il y a quelque chose qui me fait toujours sourire intérieurement lorsqu'on me le dit: C'est ce fameux « ce n’est pas le bon moment », ou encore « je le ferais plus tard ».
Elle le sentait avant même de le voir.
Une fréquence. Une vibration.
Comme un signal qu’elle captait sans effort, planté directement dans sa poitrine.
Et elle recevait tout : la chaleur de sa présence, la forme de ses pensées, même celles qu’il n’avait jamais osé penser vraiment.
Le soleil tombe, l’air est doux, je suis bien. Jusqu’à ce qu’on arrive dans un passage étroit : rivière à gauche, panneaux de travaux à droite. Personne devant, personne derrière. La lumière baisse, ambiance thriller portugais.
Ce matin, j’ai demandé aux arbres : Et maintenant ?
La réponse est tombée, toute bête : accepte ce qui est.
Mais “accepter” quand on a envie de hurler, c’est comme demander à une vague de rester sage.
Pas un « un peu cru » ou un « on verra », non… un vrai j’y vais à fond, je ferme les yeux, je saute, advienne que pourra.
C’était limpide. Évident. Magique.
Tu sais, ce moment où t’as l’impression que l’Univers lui-même s’est levé ce matin-là pour t’aider à vivre ton histoire d’amour. Les étoiles s’alignent, les chansons à la radio parlent de vous, même le café a meilleur goût.
Parce qu’aimer, c’est pas juste ressentir.
C’est poser des actes. C’est faire de la place.
C’est être là, même quand c’est pas pratique.
C’est construire une équipe, un partenariat, un foyer, une vis
Que la musique, la poésie, la peinture, c’est souvent une tentative de faire parler la faille.
D’habiller l’absence.
De dire enfin ce qu’on n’a jamais su dire.
ILS REVIENNENT TOUJOURS.
Peu importe l’histoire.
Qu’il t’ait quittée, ignorée, ghostée, humiliée, trahie, trompée avec ta meilleure amie, fait croire qu’il t’aimait, ou qu’il n’était pas prêt…
Mais aujourd’hui, j’ai compris la vérité.
Je ne suis pas accro à eux.
Je suis accro à moi.
Quand je suis amoureuse, il se passe un truc presque surnaturel.
Je me transforme.
J’ai des idées plein la tête. Des projets pour moi, pour nous, pour le monde.
Je rayonne. Je crée. Je danse dans ma cuisine comme si j’étais dans un clip. Je deviens une déesse, une muse, une superwoman.