Chapitre 15 : À MOITIÉ
- Stéphanie Dordain

- 2 août 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 3 août 2025
Je crois que ce qui me blesse le plus dans les relations, ce n’est pas la fin.
Ce n’est pas la trahison.
Ce n’est pas même le rejet.
C’est ce qu’on fait à moitié.
À moitié amoureux.
À moitié honnête.
À moitié là.
Ces gens qui disent « on verra », « on reste en contact », « on reste amis », ou pire encore : qui ne disent rien.
Ils restent suspendus, comme un mail qu’on n’ouvre pas, une pièce qu’on n’a pas rangée, un amour qu’on n’a pas vécu.
Et moi, ça, je ne sais pas faire.
Je suis une femme qui choisit.
Je suis une femme de plan A.
Pas de plan B, pas de plan flou, pas de “je verrai si je peux”.
Quand j’y vais, j’y vais.
Quand j’aime, j’aime.
Quand je désire, je plonge.
Et si ce n’est pas réciproque, je m’en vais. Mais je ne reste pas à moitié.
C’est peut-être ça que j’attends des gens : qu’ils se positionnent clairement.
Tu veux un lien avec moi ? Viens.
Tu n’es pas sûr ? Va.
Mais ne reste pas en demi-teinte, ne m’approche pas si tu ne veux pas tenir la distance,
ne goûte pas à mon feu si tu comptes souffler dessus au premier doute.
Parce que je crois en l’intensité.
Je crois aux liens qui marquent, aux regards qui renversent, aux corps qui se comprennent sans mots.
Je crois aux débuts puissants, à l’évidence des premières heures, aux fusions inexplicables.
Et je crois aussi à l’engagement profond.
Pas juste dans les mots, mais dans l’intention.
Et c’est peut-être là que je vais vous parler d’un sujet qu’on ose à peine évoquer aujourd’hui : le mariage.
J’en ai parlé récemment avec des amis. Elle voulait se marier, lui hésitait. Éternel débat.
Moi, j’ai un point de vue très personnel sur le sujet. Très radical, peut-être. Mais profondément assumé.
Je crois que dans une vie humaine, le plus beau défi n’est pas de réussir, de gagner, de briller…Mais de s’unir.
De créer du lien, et surtout de le maintenir.
Je crois que s’engager avec un autre être, jusqu’à ce que la mort nous sépare, c’est l’acte le plus fort, le plus vulnérable et le plus courageux qu’on puisse poser.
Et je crois qu’on a oublié ce que cela signifiait vraiment.
Quand je fais un enfant, quand j’adopte un chien, je m’engage.
Je m’engage à aimer, à soutenir, à rester. Peu importe les tempêtes, les accidents, les conneries.
Je n’abandonnerai jamais ma fille parce qu’elle a fait une erreur.
Je ne laisserai jamais mon chien pour un autre plus mignon.
Alors pourquoi ce serait différent en amour ?
Je suis convaincue d’une chose : peu importe la personne qu’on choisit, il y aura toujours un moment où le désir va s’estomper, où l’envie d’ailleurs va surgir, où l’herbe semblera plus verte.
C’est normal. C’est humain.
Mais si tu pars dans une relation en sachant déjà que tu partiras si ça devient dur, tu n’as jamais vraiment été là.
Et c’est pour ça que je crois aux engagements posés très tôt, quand l’amour est encore brûlant, quand la connexion est pure, quand les corps se parlent, quand le cœur est clair.
Pas parce qu’on a les mêmes projets. Pas parce qu’on est “prêts”.
Mais parce qu’on a ressenti quelque chose d’unique.
Quelque chose qui dit : “Toi. C’est toi. Et même si je ne sais pas où ça nous mène, je veux aller jusqu’au bout avec toi.”
Ce qu’on appelle le bon moment, cette attente de maturité parfaite, c’est souvent une excuse pour éviter de choisir.
Mais quand tu sais, tu sais.
Et tu peux te marier la première semaine si tu es deux à le sentir.
Pas besoin de 5 ans de test. Ce n’est pas une voiture. C’est une union.
Et si tu crois que les projets communs, le mode de vie, la vision du monde sont les seuls critères valables…
Tu oublies l’essentiel : on évolue.
La vie nous transforme. Les envies changent.
Mais ce qui ne bouge pas, ce sont les valeurs.
Pour moi, les valeurs, c’est la colonne vertébrale d’un couple.
C’est ce qui traverse les années, ce qui façonne nos choix, ce qui guide l’éducation d’un enfant, ce qui tient debout quand tout le reste s’écroule.
Les valeurs, ce sont les statuts de l’entreprise qu’est un couple.
Et quand elles sont communes, tout devient possible.
Tu peux être végétarienne, vivre dans les bois, aimer les rituels lunaires,
et être avec quelqu’un qui mange de la viande et bosse en costume,
si vous avez les mêmes valeurs fondamentales.
C’est-à-dire : respect, engagement, loyauté, écoute, non-violence, confiance, spiritualité, etc.
Le reste, c’est de l’organisation.
Je crois que le problème aujourd’hui, c’est qu’on confond affinités et compatibilité.
On se met avec des gens qui aiment les mêmes séries, la même bouffe, la même ville.
Et on s’étonne que ça ne dure pas.
Mais le ciment, c’est pas ce qu’on fait. C’est ce en quoi on croit.
Et je crois que l’amour, le vrai, commence là :
Quand deux personnes qui se sentent chez elles l’une avec l’autre,
qui vibrent ensemble dans les silences,
qui s’attirent jusqu’au bout des os,
et qui partagent un socle de valeurs solides,
décident de créer quelque chose.
Pas de voir comment ça évolue.
De choisir.
Et d’agir en conséquence.
Alors quand j’entends quelqu’un me dire au début d’une relation :
“On va voir” — je me dis qu’il a déjà pris la décision… de ne pas décider.
Et moi, je ne suis pas là pour meubler l’entre-deux.
Je ne suis pas là pour tester.
Je suis là pour bâtir.
Je ne veux pas être tenue à moitié.
Je ne veux pas d’un amour de passage, d’un cœur qui hésite.
Je veux être choisie. Vraiment.
Et je veux choisir en retour.
Parce qu’aimer, c’est pas juste ressentir.
C’est poser des actes. C’est faire de la place.
C’est être là, même quand c’est pas pratique.
C’est construire une équipe, un partenariat, un foyer, une vision.
Comme une entreprise.
Comme un royaume.
Alors non, je n’ai pas peur de me marier vite.
Ce qui me fait vraiment peur, se sont les gens qui prennent leur temps pour ne jamais s’engager.
Les cœurs tièdes.
Les regards qui se détournent.
Les mains qui ne tiennent pas vraiment.
Alors, je choisis chaque jour d’aimer à fond.
Ou pas du tout.`









J'ai relu ton texte et je réalise que moi, ce qui me blessé le plus, ce sont les personnes qui refusent d'évoluer.
Nous vivons dans un monde en perpétuel mouvement, en perpétuel changement et pourtant il est des personnes qui sou couvert de "je ne peux pas ", n'ont aucune volonté de s'améliorer, d'apprendre de leurs erreurs afin de devenir meilleur.
Je trouve cela terriblement lâche et extrêmement décevant.
Et au fond, le "je ne peux pas " est juste une excuse dont ils se servent pour ne pas dire "je ne veux pas".
Voilà ce qui me blessé le plus. Ils restent là, coincés dans leur petit monde étriqué avec leur petite habitudes sans aucune volonté d'élévation et de…
Punaise Alessa , qu es ce que ton chapitre 15 m a parlé au plus profond de mes cellules ... qu es ce que j adhere à 100% : une de mes valeurs profondes c est l'engagement et j'ai beaucoup beaucoup de mal avec l'engagement de demi-mesure avec les non prise de décisions, les non choix ça m insecurise parce que je ne sais pas si c est un vrai oui ou un vrai non. J'aime la vie avec intensité , j'aime rire , danser , chanter , ne pas me soucier de ce que les gens pensent mais beaucoup trouvent des excuses pour ne pas vivre à fond et j avoue que depuis 15 ans de relation c es…
Connectée à 1000%
Chacun de tes textes me fait vibrer car c'est exactement ce que j'ai au fonds de mon être, de mon cœur, de mon âme.