Le début d’une relation, c’est un mensonge romantique.
On croit que c’est le plus facile, le plus doux, le plus magique.Mais en vrai, c’est le plus risqué.Parce qu’on saute sans savoir.Sans connaître l’autre, sans connaître ce qu’on va réveiller, sans mode d’emploi.
Aujourd’hui, je me fais une promesse.
Pas une petite promesse en l’air. Une vraie. Une promesse d’âme à âme.
Je m’engage envers moi-même à écrire une nouvelle histoire.
À m’assurer que la fin de mon livre ne sera pas celle en laquelle j’ai toujours cru.
l y a un amour qui dépasse tout.
Un amour qui n’a pas besoin de mots, qui se passe de contrats, qui n’exige rien sinon d’être vécu. C’est l’amour que l’on porte à nos animaux.
Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu une imagination débordante. Pas juste fertile. Débordante. Genre chutes du Niagara.
Petite, je voyais des trucs, j’entendais des voix (les bonnes, pas celles qui font qu’on t’enferme), et je vivais carrément dans des dimensions parallèles.
Cet été, j’ai eu une révélation. Pas une petite prise de conscience mignonne à la sauce développement personnel. Non. Une révélation brutale, lumineuse, irréversible. J’ai vu que tout ce que je percevais de beau, de grand, d’intense dans mes relations… ne venait pas d’eux. Mais de moi. De mes yeux. De ma façon de voir. Ce que je trouvais extraordinaire chez eux, c’était en réalité ma propre capacité à projeter, à magnifier, à croire au potentiel. Et quand tu vois ça en face,
Elle le sentait avant même de le voir.
Une fréquence. Une vibration.
Comme un signal qu’elle captait sans effort, planté directement dans sa poitrine.
Et elle recevait tout : la chaleur de sa présence, la forme de ses pensées, même celles qu’il n’avait jamais osé penser vraiment.
Depuis toujours, il est là.
Ce vide.
On le sent avant même de savoir mettre un mot dessus.
Enfant, on croit que c’est la faim. Adolescent, on pense que c’est l’amour. Adulte, on croit que c’est un manque de réussite, de sexe, d’argent ou de reconnaissance.
On passe nos vies à courir pour le remplir.
On mange. On achète. On accumule. On s’enchaîne à des relations. On s’invente des urgences. On se gave de sucre, de corps, d’écrans, d’objets.
Et ça ne dure jamais.
Le soleil tombe, l’air est doux, je suis bien. Jusqu’à ce qu’on arrive dans un passage étroit : rivière à gauche, panneaux de travaux à droite. Personne devant, personne derrière. La lumière baisse, ambiance thriller portugais.
Ce matin, j’ai demandé aux arbres : Et maintenant ?
La réponse est tombée, toute bête : accepte ce qui est.
Mais “accepter” quand on a envie de hurler, c’est comme demander à une vague de rester sage.
Pas un « un peu cru » ou un « on verra », non… un vrai j’y vais à fond, je ferme les yeux, je saute, advienne que pourra.
C’était limpide. Évident. Magique.
Tu sais, ce moment où t’as l’impression que l’Univers lui-même s’est levé ce matin-là pour t’aider à vivre ton histoire d’amour. Les étoiles s’alignent, les chansons à la radio parlent de vous, même le café a meilleur goût.
Parce qu’on ne le dit pas assez, mais faire l’amour, ce n’est pas anodin. C’est un acte énergétique.Un échange d’âmes.Une fusion de mémoires, de corps subtils, de vibrations.
Je crois que les femmes n’ont jamais été faites pour réchauffer un seul cœur,
mais que leur vraie mission sur Terre est d’élever le foyer d’amour de l’humanité.
Parce qu’aimer, c’est pas juste ressentir.
C’est poser des actes. C’est faire de la place.
C’est être là, même quand c’est pas pratique.
C’est construire une équipe, un partenariat, un foyer, une vis
Que la musique, la poésie, la peinture, c’est souvent une tentative de faire parler la faille.
D’habiller l’absence.
De dire enfin ce qu’on n’a jamais su dire.