Le Vide en soi
- Stéphanie Dordain

- 15 août 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 17 déc. 2025
Depuis toujours, il est là.
Ce vide.
On le sent avant même de savoir mettre un mot dessus.
Enfant, on croit que c’est la faim. Adolescent, on pense que c’est l’amour. Adulte, on croit que c’est un manque de réussite, de sexe, d’argent ou de reconnaissance.
On passe nos vies à courir pour le remplir.
On mange. On achète. On accumule. On s’enchaîne à des relations. On s’invente des urgences. On se gave de sucre, de corps, d’écrans, d’objets.
Et ça ne dure jamais.
Je crois que je sais pourquoi.
Ce vide, c’est la séparation.

Pas seulement la séparation d’avec les autres.
La vraie, l’originelle. Celle qu’on a oubliée mais qu’on porte dans nos cellules.
Avant d’arriver ici, on était entier. Relié. Intact.
À quoi ? Je ne sais pas mettre de mot exact.
Ce qui s’en rapproche le plus, c’est l’amour, mais ce n’est même pas ça. C’est un mélange parfait de paix profonde, de joie pure, et de complétude totale.
Un état qui n’a pas besoin d’être rempli parce qu’il est déjà tout.
Et puis on a pris un corps. On est entré dans la matière.
Et la matière, par définition, sépare. Elle divise. Elle isole.
Rien que notre naissance en est la preuve :
On passe neuf mois relié au corps d’une mère, nourri, porté, bercé par son cœur… puis un jour, on est expulsé. Coupé. Isolé.
Première blessure. Premier vide.
Tout ce qu’on fera ensuite ne sera que la tentative de combler ce manque-là.
Dans la vie, on a deux options :
Remplir ce vide avec des choses de matière qui s’évaporent aussitôt qu’on les touche.
Ou chercher à recréer, sur Terre, un état qui ressemble à ce que nous étions avant.
Et c’est là que ça devient intéressant. Cet état, on le retrouve parfois. Quand on aime, profondément.
Pas l’amour contractuel, pas l’amour qui attend quelque chose en retour.
L’amour pur.
Celui d’un parent pour son enfant.
Celui d’un enfant pour son parent.
Celui qu’un animal te donne, sans clause ni date de péremption.
Dans ces moments-là, on se rapproche le plus de notre état originel. On goûte à nouveau à ce que c’est d’être entier.
Mais voilà : sur Terre, rien ne dure.
Et ce qui nous rappelle le plus notre complétude… finit souvent par nous quitter.
Les parents meurent.
Les enfants s’en vont.
Les animaux vieillissent plus vite que nous.
Et à chaque perte, c’est la même violence : on revit la séparation originelle.
Alors, que faire ? Se fermer ? Ne plus aimer ?
Non.
La clé, c’est de comprendre que ce qui nous remplit vraiment, ce n’est pas l’amour qu’on reçoit, mais l’état dans lequel on est quand on aime.
C’est ça, le miracle.
J’ai fini par comprendre que ma plus grande puissance ne venait pas de ce que l’autre m’offrait, mais de l’état incandescent dans lequel je me mets quand j’aime.
Dans cet état, je deviens inépuisable. Je crée plus. Je vis plus fort. Je suis plus moi.
Je suis… entière.
Alors peut-être que le but n’est pas de courir après l’amour qu’on attend, mais de cultiver l’amour qu’on donne.
D’apprendre à aimer inconditionnellement, même si l’autre ne reste pas.
Parce que dans cet état-là, on retrouve notre divin.
Et peut-être que c’est pour ça que les enfants et les animaux viennent dans nos vies : Pour nous réapprendre à redevenir Dieu.
À redevenir cet amour que nous étions.
À nous rendre notre plus grand pouvoir.
Et quand on sait faire ça… il n’y a plus de vide.
Il n’y a plus que la plénitude brûlante de vivre et d’expérimenter exactement ce pour quoi nous sommes venus sur Terre.
IMPORTANT : Cette notion est essentielle. C’est pour ça que je vais en faire un épisode entier de podcast, ou peut être même un programme, avec des outils concrets et une passion intacte de réapprendre à vivre — vraiment. Pour ne plus jamais vivre avec la peur de perdre. Pour ne plus jamais ressentir ce manque à l’intérieur.
Et pour se reconnecter, ici, dans la matière, à notre état originel… à ce que nous avons toujours été.
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Épisode disponible le 25 Août 2025





Bonjour Stéphanie, je lisais ton post qui résonne remarquablement avec ce que je ressens en ce moment. J'ai la chance d'expérimenter actuellement avec une autre personne adulte cette reliance à l'amour inconditionnel. C'est à la fois ineffable, très exigeant et bouleversant ; je ressens qu'au-delà des deux adultes blessés et encore dysfonctionnels, ce sont nos deux enfants intérieurs qui se rencontrent.
Effectivement, un voyage intérieur (cela me parle plus qu'un podcast car le voyage intérieur permet d'entrer concrètement dans notre intériorité et nos ressentis profonds) ou un programme complet sur cette thématique, ça serait top !
Bon week-end bisous 😘
Les notions que tu évoques sont ici capitales pour moi pour les avoir longtemps vécues…elles ont leurs raisons d’être et sont là pour nous apporter des réponses …revenir à notre être originel est un travail fastidieux mais nécessaire pour vibrer la complétude , l’amour de soi , recevoir l’amour des autres …alors le vide est pour moi comme un passage. J’apprends à en faire un allié et ça marche 👌 tu en parles d’ailleurs dans tes derniers rituels 😉💫merci encore pour tout ce que tu partages en brut de décoffrage parfois mais très inspirant. Hâte de lire la suite des épisodes
Comment survivre à l’amour inconditionnel qu’on ne peut plus donner ? Il déborde et remplit ce vide
C’est tellement vrai, c’est tellement ça, nous courons tous à combler par n’importe quelles moyens
J’attend ta video avec impatience, recréé ma vie dans la confiance et la sérénité 🥰