Il y a des gens qui grandissent en apprenant à crier leur bonheur sur tous les toits.
Moi, j’ai grandi avec ma grand-mère portugaise qui disait :
“Cache ta joie, ma fille, sinon la vie viendra te la voler.”
Alors j’ai appris à aimer en silence. À être heureuse en douce. À sourire sans trop montrer mes dents.
Sauf que parfois… le cœur déborde.
Et quand il déborde, il déborde. Alors même la superstition doit s’écarter et laisser passer.
L’Amour, ce champ d’évolution
Le couple.
Le plus beau défi d’une vie.
Je crois que ça a toujours été mon rêve : créer cette relation d’équipe, cette union où deux âmes avancent main dans la main, conscientes, libres, complémentaires.
Construire, évoluer, s’élever ensemble.
On croit que c’est le plus facile, le plus doux, le plus magique.Mais en vrai, c’est le plus risqué.Parce qu’on saute sans savoir.Sans connaître l’autre, sans connaître ce qu’on va réveiller, sans
Et dire qu’avant d’y aller, j’ai hésité.
J’ai pesé le pour et le contre, refait trois fois le scénario dans ma tête, et finalement, j’ai suivi les foutus conseils de mes amis : — Allez profite, la série reprend !
Parce qu’il est temps que la vérité éclate.
On parle de ses méditations spirituelles, de ses histoires d’amour foireuses, de ses envolées mystiques… Mais derrière tout ça, il y a un vrai coupable.
Moi. Georges. Le maître absolu de sa vie. Le seul, l’unique, qu’elle le veuille ou non.
Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu une imagination débordante. Pas juste fertile. Débordante. Genre chutes du Niagara.
Petite, je voyais des trucs, j’entendais des voix (les bonnes, pas celles qui font qu’on t’enferme), et je vivais carrément dans des dimensions parallèles.
Depuis toujours, il est là.
Ce vide.
On le sent avant même de savoir mettre un mot dessus.
Enfant, on croit que c’est la faim. Adolescent, on pense que c’est l’amour. Adulte, on croit que c’est un manque de réussite, de sexe, d’argent ou de reconnaissance.
On passe nos vies à courir pour le remplir.
On mange. On achète. On accumule. On s’enchaîne à des relations. On s’invente des urgences. On se gave de sucre, de corps, d’écrans, d’objets.
Et ça ne dure jamais.
Parce qu’on ne le dit pas assez, mais faire l’amour, ce n’est pas anodin. C’est un acte énergétique.Un échange d’âmes.Une fusion de mémoires, de corps subtils, de vibrations.
Et moi, j’ai choisi un amour qui respecte la Terre.
Un amour qui sache approcher un cheval sans le brusquer.
Un amour qui tienne la main d’un enfant et lui dise :
« T’as raison d’y croire. »