chapitre 7 : Les listes, les cadeaux… et l’amour.
- Stéphanie Dordain

- 9 déc. 2025
- 5 min de lecture
Tu sais, parfois je me dis que tout est une question de croyance.
Ma fille arrive l’autre jour et me dit, toute naturelle :
“Maman, ma copine Sofia, elle est russe. Et elle, elle fête Noël le… 31.”
Déjà là, j’étais perdue.
Noël version veille du Nouvel An ?
Pourquoi pas Pâques en novembre tant qu’on y est.
Et elle enchaîne :
“Et en plus, elle peut CHOISIR si le Père Noël passe le matin au réveil… ou en fin d’après-midi.”
Ah oui. D’accord.
La livraison express des cadeaux, avec créneau horaire au choix comme si on commandait un meuble sur Internet.
Tout va bien.
Et ma fille rajoute : “C’est la tradition.”
Ben voyons.
La tradition russe, version click & collect émotionnel.
Et là je me suis dit :
Franchement, j’aimerais bien être russe moi aussi.
Pouvoir choisir l’heure d’arrivée des surprises.
Ou choisir… de ne pas être surprise du tout.
Surtout quand ce sont les mauvaises surprises, celles-là, je les renverrais direct au service après-vente.
Bref.
Ça m’a rappelé qu’on vit dans un monde où 8 milliards d’humains = 8 milliards de versions de Noël, 8 milliards de façons de croire, 8 milliards de façons d’aimer.
Eh donc, ça m’a fait penser à moi et à ma propre vision.
À tout ce que j’ai toujours demandé.
Parce qu’au fond, dans ma vie, j’ai réussi à réaliser chacun de mes rêves.
Tous, sans exception.
Mais le plus grand.
Le plus profond.
Celui qui vibrait le plus fort… ça a toujours été ma relation parfaite.
Mon conte de fées.
Ma bonne personne.
Créer ma famille.
Et surtout vivre une relation différente, une relation un peu magique, un truc qui te dépasse, qui t’illumine, qui te fait croire que l’amour, le vrai, existe vraiment.
Et moi aussi, j’ai fait ma liste.
Je pense qu’on l’a tous faite.
La fameuse liste de ce qu’on veut chez “notre personne”.
On doit être des millions à avoir passé des heures à noter ce que notre idéal doit absolument avoir.
Il doit être comme ci, comme ça…
Il doit me donner ça, et ça aussi…
puis surtout ça.
Tu sais, on passe tellement de temps à faire des listes interminables de ce qu’on veut chez quelqu’un : il doit être comme ci, il doit être comme ça, il doit me donner ça, et ça aussi, et encore ça, puis surtout ça.
On dresse des wishlists amoureuses comme s’il existait un Père Noël sentimental qui allait débarquer un matin en nous disant : “Tiens, j’ai exactement le modèle que tu m’as commandé.”
Mais est-ce qu’on se pose réellement la question inverse ?
Pas “qu’est-ce que je veux recevoir ?” Mais “qu’est-ce que j’ai à offrir ?”
Parce qu’à un moment, faut être logique : tu ne peux pas espérer être aimée à 100% si toi-même t’es en train d’aimer à 20%, en mode économie d’énergie.
Alors je me suis assise, du haut de mes 38 ans, avec mes expériences, mes crashs, mes renaissances, mes palmiers internes et mes tempêtes émotionnelles… et j’ai demandé :
Bon, moi, dans ma relation, qu’est-ce que j’apporte sur la table, réellement ?
Et là… j’ai ri. Parce que la liste est longue. Très longue.
Plus longue qu’un discours d’Oscar.
De l’écoute active.
De la joie.
De la fidélité.
Des câlins intersidéraux.
De la loyauté.
Une vibe protectrice façon lionne qui a fait du développement personnel.
Du soin, du vrai.
De la beauté : intérieure, extérieure, diagonale.
Une intuition affutée, genre GPS émotionnel dernière génération.
De l’intelligence, du soutien, de l’accompagnement, du vrai “je-suis-là-pour-toi”.
Mon temps.
Ma vie.
Une générosité XXL.
Mon indépendance et toute la liberté qui va avec, parce que je ne piège personne.
De la vérité, même si elle pique.
Je fais TOUT ce que je dis, et je dis TOUT ce que je fais.
Une petite fille en or.
Un chien magique.
Des petites poules merveilleuses.
Un chat hybride venu d'une autre planète qui ronronne plus fort qu'un tracteur.
Ma présence, vraiment.
Du bien-être.
De l’énergie ( 100% écologique )
Une bonne santé.
Des hautes vibrations.
Une vie saine.
Des rires. Des fous rires.
Des aventures
Beaucoup de magie ...
Bref, Moi, qui montre le plus beau de la vie et de toi.
Et… je connais aussi mes défauts.
(Ouf. Je ne suis pas parfaite. On respire.)
Parce qu’on ne va pas jouer à la princesse impeccable : on n’est pas dans “Le Monde des Bisounours – saison 3”.
Dans la vraie vie : je gueule et je parle fort comme Jacky de la famille Bidochon.
Quand je m’énerve, je deviens hystérique.
Je peux être très directe, froide et tranchante.
Je m’ennuie vite.
J’ai besoin d’être seule.
Et si tu me déçois, si tu me mens ou si tu me trahis… tu peux chuter du paradis au néant direct, sans escale ni remboursement.
Là-dessus, je suis constante, précise et implacable.
Mais tu sais quoi ?
Ça fait du bien de faire cette liste…
Ça fait du bien de reconnecter avec sa valeur.
Ça fait du bien de se rappeler tout ce qu’on est et tout ce qu’on apporte, parce qu’on oublie tellement vite.
On court, on force, on donne encore et encore, on insiste, on espère… comme pour recevoir enfin l’amour qu’on mérite.
Alors qu’en réalité :
On est un trésor.
On est un cadeau.
On est un prix.
Et tu vois… je viens de comprendre quelque chose.
Toute cette vie où je rêvais de faire du cinéma, d’avoir un Oscar, de pouvoir parler des heures au micro… ce n’était pas un caprice d’enfant.
C’était un message.
Le but n’a jamais été d’avoir l’Oscar. Le but… c’était de comprendre que l’Oscar, le précieux, c’est moi.
Et celui qui veut vraiment obtenir un trésor… il va le chercher.
Oui, un peu comme GOLLUM.
C’est exactement la conclusion d’une conversation que j’ai eue ce week-end avec mon Gollum à moi (oui, je ne vais pas l’appeler “mon chéri” aujourd’hui… il m’énerve beaucoup trop pour ça).
On débattait de la place de l’homme, de la femme, et de l’équilibre qu’il faut absolument retrouver dans les relations.
Et nous avons réalisé que , le vrai rôle d’une femme, c’est de se concentrer sur sa valeur.
De l’alimenter.
De comprendre qu’elle est un trésor.
Et que les trésors… sont rares.
Très rares.
Et infiniment précieux.
Ce n’est pas à elle de courir.
Pas à elle de quémander.
Pas à elle de supplier l’évidence.
Elle n’a même pas besoin d’attendre.
Juste d’être consciente de sa valeur.
Et de filtrer.
De très bien filtrer.
Parce que la vérité, c’est qu’un homme — un vrai — ne te demande jamais de réduire ce que tu offres, ni de l’attendre, ni de t’excuser de briller.
Il te regarde… et il se dit :
“Waouh. C’est elle que je veux. C’est elle que je choisis.”
Alors il fera tout :
il travaillera,
il se battra,
il évoluera,
pour la mériter, la garder, et rester conscient du trésor qu’il tient entre ses mains…
s’il y arrive.
Parce qu’au cas où vous ne l’auriez pas remarqué… tout le monde n’a pas la chance de recevoir un jour un prix dans sa vie.
Alors toi qui me lis, reconnecte à ta valeur.
Fais la liste de qui tu es et de tout ce que tu apportes en relation.
Observe. Attends.
Et choisis, en conscience, celui qui mérite une femme comme TOI.





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