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chapitre 6 : CELLE QUI EST PARTIE

Il paraît que dans beaucoup d’histoires d’amour, il y a toujours celle qui part… ou celui qui part.


On la – ou le – romantise, on la maudit, parfois on l’idéalise.

mais la vérité, c’est que dans toutes mes histoires à moi, avant d’avoir été celle qui est partie, j’ai surtout été celle qui a tout donné. 


Mais allons-y dans l’ordre ... ou plutôt, dans le désordre total que représente ma vie sentimentale version flashback HD, Dolby Surround et Mercure rétrograde en bonus non demandé.


Parce que oui, il paraît que je fais partie de ces êtres humains lumineux qu’on ne remarque jamais assez tant qu’ils sont là…

Mais qui, une fois partis, créent un vide intersidéral dans la vie des gens.


Genre un trou noir émotionnel.

Avec effets spéciaux.

Et rappel de tous les ex au bout du fil :

“Salut… je repensais à toi.”

Évidemment.

Toujours pile quand j’ai trouvé la paix, l’amour, la liberté, l’envie de manger des fraises au chocolat à 9h du matin sans raison.


Mercure rétrograde, c’est vraiment la hotline officielle des regrets masculins.

Et pourtant… ça n’a pas toujours été aussi simple d’être moi.

Avant d’être cette femme qui vit l’instant présent à 2000 %,

j’ai été celle qui vivait avec la peur au ventre.


La peur de perdre.

La peur de ne pas être assez.

La peur de revivre mes premiers chagrins qui, soyons honnêtes, ont été d’une violence émotionnelle digne d’une telenovela brésilienne (merci mamie, je t’aime).


Alors je marchais sur des œufs.

Je n’osais pas aimer à fond, j’étais en mode prévention incendie H24.

Je contrôlais, je retenais, j’anticipais la chute avant même de monter.


Parce qu’on m’avait fait croire que l’amour, ça se perd plus vite qu’un parapluie à Lisbonne un jour de vent.


Et puis un jour, j’ai arrêté.


J’ai fait un vrai bilan avec moi-même — le genre de bilan où tu pleures, tu ris, tu manges une glace, tu te lances dans une nouvelle coupe de cheveux, tu changes toute ta déco parce que “ça va m’aider à passer à autre chose”, et finalement tu réalises que…


chaque fin t’a toujours ramenée plus près de ton destin.

C’est devenu ma nouvelle croyance. Mon nouveau mode d’emploi intérieur.


Chaque rupture → une version de moi plus forte.

Chaque deuil → un art plus profond.

Chaque cycle terminé → un portail ouvert vers mieux.



Et c’est fou à dire…mais chaque nouvelle relation a toujours été plus belle que la précédente.

Toujours plus vraie.

Toujours plus alignée.


Alors maintenant, je n’ai plus peur.

Je vis.

Je respire.

Je savoure.

Je me donne.

Parce que je sais que je suis guidée.

Je sais ma valeur.








Je sais la chance que j’ai d’être moi et la chance que les autres ont quand je suis dans leur vie.

Et si un jour je pars… c’est jamais par caprice.

C’est parce que j’ai déjà tout donné.

Parce que j’ai été présente, lumière, fluide, douce, drôle, magique… et qu’en face, on pensait que ça durerait pour toujours.


Spoiler : non.


J’ai appris un truc :

Quand c’est trop facile, trop lumineux, trop beau… certaines personnes se disent qu’elles peuvent faire moins d’efforts.

Elles projettent, elles visualisent, elles rêvent leurs relations au lieu de les vivre.


Et quand elles se réveillent, il ne reste plus rien.

Juste un parfum.

Un manque.

Un “putain mais qu’est-ce que j’ai fait ?”.


Et parfois, vingt ans après (oui, vingt), tu reçois un message de ton tout premier copain qui te dit :

“Tu seras toujours l’amour de ma vie.”


Alors que toi, t’es là, en train de boire ton thé matcha, alignée, amoureuse, heureuse, libre…

et tu te dis : “Mais les mecs… sérieusement… arrêtez de rêver votre vie. Respectez les trésors quand vous les avez dans les mains.”


Parce que les vraies femmes, celles qui connaissent leur valeur, elles attendent pas.

Elles vivent MAINTENANT.

Elles aiment MAINTENANT.

Elles partent aussi…

MAINTENANT.


Et puis tu sais quoi ?

À la fin de cette grande saga émotionnelle, mon cœur il est rempli.


Je suis là, dans ma meilleure timeline, dans mon meilleur moi, à écrire, à aimer, à apprendre encore.


Et la morale de tout ça ? Ben… Si vous voulez garder une femme de valeur, arrêtez de croire que la vie va faire le travail à votre place.


Parce qu’un jour, vous ouvrirez la porte, et elle sera partie.


Et vous réaliserez que Mercure rétrograde ne fait pas encore les retours gratuits.


Et toi qui me lis…

Oui, toi.

Je sais très bien que tu es une femme extraordinaire.


Alors si toi aussi tu as déjà été dans une relation où on ne reconnaissait pas ta valeur,

si toi aussi tu as déjà senti cette boule dans ton ventre, celle qui te murmure que tu mérites mieux, mais que tu n’oses pas encore bouger, s’il te plaît… écoute-moi.


Enlève cette boule. Respire.

Et deviens, toi aussi, celle qui part.


Parce que « Celle qui est partie », ce n’est pas une tragédie.

C’est un rite de passage.

C’est une renaissance.

C’est une porte qui claque pour que l’univers puisse t’ouvrir un portail.


Crois-moi : le meilleur arrive toujours après.

Toujours.



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