Ce que tu veux vraiment
- Stéphanie Dordain

- 15 déc. 2025
- 4 min de lecture
Il y a des moments où tout semble “aller”, sur le papier.
Et pourtant, à l’intérieur, quelque chose coince. Une impression de tourner en rond, de subir plus que de choisir, comme si ton quotidien était piloté par l’extérieur, par un système, par des habitudes, par des peurs… et que ton pouvoir créateur s’était un peu éloigné de toi.
C’est exactement de là que part cet article : du vrai point de départ quand on veut transformer sa réalité. Pas une technique, pas un rituel, pas une formule magique. Juste une vérité simple : on ne cherche à manifester quelque chose que lorsqu’on ressent une envie, un besoin, ou un appel à vivre autrement.
Si tu as la sensation que tout est parfait dans ta vie, que tu es comblé(e), que tu n’as pas ce sentiment de manque ou de blocage, alors tant mieux.
Il n’y a rien à “réparer”. Pas de débat. Mais si, au contraire, tu te reconnais dans cette sensation d’être enfermé(e) dans une vie qui ne te ressemble pas complètement, si tu sens que tu te limites, que tu ne t’autorises pas certains états, certaines expériences, certaines versions de toi… alors c’est probablement le signe que tu es prêt(e) à reprendre le pouvoir. À redevenir le créateur, la créatrice de ton quotidien.
Ce qui change tout, c’est de comprendre que manifester n’est pas seulement “attirer” des choses en espérant que l’univers fasse le reste.
C’est une philosophie de vie. Une façon d’habiter ta réalité. Un état d’esprit qui se construit avec de la conscience, de l’adaptation, de l’expérimentation. Comme un nouveau mode de vie, un peu comme lorsqu’on devient responsable de quelque chose de précieux : on ne peut plus faire comme avant. On avance différemment, avec plus de présence, plus de choix, plus de clarté.
Mais avant de courir après des objectifs, il y a une base qui ne peut pas être mise de côté : être bien avec soi. Pas “être parfait(e)”.
Pas “tout aimer chez soi”. Juste être capable de se sentir suffisamment en paix pour arrêter de combler en permanence. Parce que quand on n’est pas bien à l’intérieur, on cherche souvent à remplir un vide par l’extérieur : l’alimentation, les relations, les réseaux, l’hyperactivité, les compensations de toutes sortes. Et dans cet état-là, même si tu manifestes des choses, tu risques de ne jamais te sentir comblé(e).
Tu obtiens, tu recommences. Tu atteins, tu replonges. Une boucle sans fin qui ne te ramène pas à la joie.
L’intention n’est pas de te faire manifester “toujours plus”. L’intention, c’est que tu te réveilles le matin avec une envie vraie. Cette énergie qu’on ressent quand on est porté(e) par un projet, quand on a hâte de vivre la journée, comme un matin de départ en vacances.
Et que le soir, tu puisses te coucher en te disant : aujourd’hui, j’ai repris mon pouvoir.
Aujourd’hui, j’ai fait mes pas. Peut-être que je n’ai pas tout coché sur ma liste, mais j’ai vécu une journée alignée. J’ai été présent(e). J’ai avancé. J’ai créé.
Parce que les rêves, au fond, ne sont pas le but. Ce sont des étapes. Ce qui compte, c’est l’état d’esprit dans lequel tu vis pendant le chemin.
C’est ce sentiment de liberté : la liberté de changer d’idée, de tenter, de te réinventer, d’oser, de ne plus laisser la peur décider à ta place. La liberté de regarder en arrière, un jour, et de te dire : j’ai écouté mon cœur. J’ai essayé. Je ne me suis pas trahi(e). Je n’ai pas laissé un système ou un regard extérieur écrire mon histoire à ma place.
Et c’est là qu’arrive la question centrale, celle qui déclenche tout : qu’est-ce que tu veux vraiment ? Beaucoup de personnes sentent qu’il manque quelque chose, qu’elles ne sont pas à leur place, qu’elles veulent changer… mais elles ne savent pas ce qu’elles veulent. Et c’est normal. Ça arrive quand on s’est déconnecté(e) de soi, quand on a trop longtemps porté un masque, quand on s’est adapté(e) au lieu de se choisir.
Alors la première vraie étape, c’est de revenir à l’intérieur. De prendre un temps d’introspection, un temps où tu n’as rien à prouver, rien à produire, juste à t’écouter.
Pour rendre ce travail concret, tu peux te poser avec un carnet et écrire, sans filtre, en répondant à quelques questions simples mais puissantes.
Pourquoi c’est important pour moi ? Qu’est-ce que cela va changer dans ma vie, de manière observable ? Qu’est-ce que je ferai différemment ? Qu’est-ce que je pourrais voir de concret autour de moi ? Comment est-ce que je me sentirai si j’atteins ça ? Et surtout : quel est l’état que je cherche derrière ce désir ? Parce que derrière chaque objectif, il y a un besoin émotionnel. Une recherche de sécurité, de liberté, de reconnaissance, d’amour, d’apaisement, de joie, d’élan. Ton inconscient, lui, ne court pas après des objets : il veut des états.
Et tant que tu ne comprends pas l’état que tu poursuis, tu peux viser la mauvaise forme, te perdre, ou obtenir ce que tu pensais vouloir… sans te sentir mieux.
Tu peux aussi aller encore plus loin avec une question très révélatrice : est-ce que j’ai déjà ressenti cet état, un jour dans ma vie ? Même il y a longtemps. Dans quel contexte ? Qu’est-ce qui avait déclenché ça ? Qu’est-ce qui, à ce moment-là, te nourrissait vraiment ? Ça te donne des indices précieux sur ce que ton cœur reconnaît, sur ce qui te fait du bien, sur ce qui te remet en vie.
Et pour accompagner tout ça, il y a un geste symbolique que j’adore : choisir un carnet que tu trouves beau, “magique”, un carnet qui te donne envie d’écrire. Un stylo que tu aimes. Parce que ce carnet devient ton journal d’exploration, ton espace à toi, l’endroit où tu plantes tes graines. Et mine de rien, écrire, c’est déjà manifester : tu poses une intention, tu clarifies, tu t’engages, tu te choisis.
Ce point de départ est simple, mais il change tout : avant de vouloir plus, reviens à toi. Avant de chercher une méthode, écoute-toi. Avant de courir, demande-toi ce que tu veux vraiment, au fond. Pas en surface. Pas pour impressionner. Pas pour compenser. Pour vivre. Pour te sentir libre. Pour te sentir vivant(e). Pour faire de ta vie une œuvre d’art qui te ressemble.
On peux retrouver l’épisode du podcast ici :






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