Il y a des fils invisibles qui traversent le monde.
Des fils si fins qu’on les confond avec l’air, si discrets qu’on oublie leur présence.
Le mensonge en fait partie.
Il y a des gens qui grandissent en apprenant à crier leur bonheur sur tous les toits.
Moi, j’ai grandi avec ma grand-mère portugaise qui disait :
“Cache ta joie, ma fille, sinon la vie viendra te la voler.”
Alors j’ai appris à aimer en silence. À être heureuse en douce. À sourire sans trop montrer mes dents.
Sauf que parfois… le cœur déborde.
Et quand il déborde, il déborde. Alors même la superstition doit s’écarter et laisser passer.
Le début d’une relation, c’est un mensonge romantique.
On croit que c’est le plus facile, le plus doux, le plus magique.Mais en vrai, c’est le plus risqué.Parce qu’on saute sans savoir.Sans connaître l’autre, sans connaître ce qu’on va réveiller, sans mode d’emploi.